Donne à Claude une mémoire qui survit à tes sessions
Claude repart de zéro à chaque conversation. Branche-le sur Gemini Notebook, ajoute un skill de wrap-up, et il retrouve tout seul ce que vous aviez décidé la semaine dernière. Setup complet, outils gratuits.
20 septembre 2026 · 8 min de lecture
Tu ouvres une nouvelle conversation avec Claude et tu recommences. Le projet, le client, les contraintes, ce que vous aviez tranché la semaine dernière. Dix minutes de réexplication avant la première ligne utile, à chaque fois, et un contexte que tu paies en tokens sans qu'il produise quoi que ce soit.
Le problème n'est pas que Claude oublie. C'est qu'il n'a nulle part où écrire.Ce guide branche Claude sur une mémoire externe gratuite : Gemini Notebook, l'outil de recherche de Google. Un skill enregistre chaque session dedans, une règle dans ton CLAUDE.md force Claude à aller la consulter au démarrage, et il ne récupère que ce dont il a besoin par recherche sémantique. Résultat : ton historique de travail survit, et tu arrêtes de recharger le même contexte à chaque ouverture.
Le Claude AI Lab, c'est ma communauté Skool où je partage mes systèmes Claude et les modules plus avancés. L'accès est à $67/mois.
Rejoindre le Lab →Une précision avant de commencer
Google a renommé NotebookLM en Gemini Notebook le 16 juillet 2026. Même produit, mêmes notebooks, les anciens liens redirigent. Tu verras encore les deux noms partout, y compris dans les outils que tu vas installer : c'est normal, ils parlent du même service.
Ce qui rend ce produit utilisable comme mémoire, c'est qu'il ne répond qu'à partir des sources que tu lui donnes, avec les citations. Il n'invente pas. C'est ce qui en fait une couche de mémoire fiable et pas un générateur d'approximations de plus.
Crée ton notebook mémoire
Va sur notebook.google.com, connecte-toi, crée un notebook et nomme-le exactement Claude Memory. Laisse-le vide : c'est le skill qui va le remplir.
Le nom compte. La règle de routage de l'étape 4 va pointer dessus au caractère près. Choisis-le maintenant et n'y touche plus.
Branche Claude sur ton notebook
Le pont entre les deux, c'est un serveur MCP. Un MCP, c'est un connecteur : il donne à Claude une capacité qu'il n'a pas de base, ici parler à ton notebook.
Deux commandes, dans ton terminal. La première ouvre une fenêtre Chrome où tu te connectes à Google, une seule fois :
npx -y -p @roomi-fields/notebooklm-mcp notebooklm-mcp-setup-auth
La seconde branche le serveur dans Claude Code :
claude mcp add notebooklm -- npx -y -p @roomi-fields/notebooklm-mcp notebooklm-mcp
Ferme puis rouvre Claude Code, et demande-lui de lister tes notebooks. S'il te sort ta liste, c'est branché.
Ajoute le skill de wrap-up
C'est la pièce qui rend la mémoire automatique. Sans elle, rien ne s'enregistre et tu as juste un notebook vide branché à Claude.
Crée le fichier .claude/skills/wrap-up/SKILL.md dans ton projet, et colle ça dedans :
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name: wrap-up
description: Enregistre la session en cours dans le notebook Claude Memory. Déclencher quand l'utilisateur dit "wrap up", "sauvegarde la session", "on s'arrête là".
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# Wrap up
À l'invocation, écris un résumé de la session en cours et pousse-le
comme nouvelle source dans le notebook "Claude Memory".
## Ce que le résumé contient
- La date du jour et le projet concerné.
- Ce qui a été décidé, avec la raison de chaque décision.
- Ce qui a été fait, chemins de fichiers compris.
- Ce qui reste ouvert, et la prochaine action.
- Les impasses : ce qui a été essayé et qui n'a pas marché.
## Format
Un titre "Session JJ/MM/AAAA, <projet>", puis les cinq sections
ci-dessus en listes courtes. Pas de transcript, pas de copier-coller
de code : un résumé lisible en trente secondes dans six mois.
## Écriture
Ajoute le résumé au notebook "Claude Memory" via l'outil d'ajout de
source du serveur notebooklm, en type texte. Confirme en une ligne,
avec le titre de la source créée.
Si le notebook est introuvable, liste les notebooks disponibles et
demande lequel utiliser, ne crée jamais un notebook de plus.
Le point qui fait toute la différence est la section « Les impasses ». C'est ce que tu perds systématiquement entre deux sessions, et c'est ce qui te fait retenter la même chose trois semaines plus tard.
Câble la règle de routage
Enregistrer ne suffit pas, encore faut-il que Claude aille lire. Ajoute ce bloc tout en haut de ton CLAUDE.md :
# Mémoire
Au début de chaque session, interroge le notebook "Claude Memory"
dans Gemini Notebook avant de me demander de réexpliquer quoi que
ce soit. Pose une question précise sur le projet en cours et ne
récupère que la réponse, jamais les sources entières.
À la fin d'une session utile, propose le wrap up si je ne l'ai
pas demandé.
Le placement n'est pas cosmétique. Un CLAUDE.md est un fichier de règles chargé au démarrage, et plus une instruction est haute, plus elle est suivie de façon fiable. Enfouie en bas de fichier, la règle passe à la trappe une fois sur deux.
La deuxième phrase du bloc est celle qu'on oublie : sans elle, tu dois penser à dire « wrap up ». Avec elle, c'est Claude qui te le propose.
Encaisse les bonus Studio
Ton notebook mémoire fait double emploi. Tout ce que le skill y a enregistré devient de la matière première, et Gemini Notebook sait la transformer gratuitement.
Le cas d'usage qui vaut le détour si tu produis du contenu : tu bosses sur un projet pendant deux semaines, chaque session est enregistrée, et à la fin tu demandes une infographie ou une vidéo de synthèse. Ton contenu se nourrit de ton travail réel, sans production supplémentaire.
Pour un indépendant, la même mécanique sort un rapport de fin de trimestre à partir des sessions de suivi client, sans rien ressaisir.
Vérifie que ça tourne
Cinq points à cocher une fois l'installation finie :
CLAUDE.md.Si Claude ne voit pas les outils notebooklm, le serveur ne s'est pas enregistré : relance la commande d'ajout et redémarre complètement Claude Code. Si le wrap-up n'écrit rien, c'est presque toujours le nom du notebook qui ne correspond pas exactement à celui de la règle de routage. Et si les réponses te semblent périmées, fais des wrap-up plus souvent : le notebook ne connaît que ce que tu y as mis.
Quand ça vaut vraiment le coup
Sois honnête avec toi-même sur ton usage. Ce setup brille sur les projets qui s'étalent, une formation à construire, un client à suivre sur plusieurs mois, une recherche de fond. C'est là que les dix minutes de réexplication par session deviennent des heures par trimestre.
Si tu ne fais que des questions ponctuelles et rapides, il ne t'apportera pas grand chose : il n'y a rien à mémoriser.
La qualité de ta mémoire dépend directement de ta discipline de wrap-up. Un notebook bien nourri donne des réponses précises, un notebook négligé donne des réponses vagues. Le système te rend exactement ce que tu y mets.
Tu veux aller plus loin ?
Dans le Lab, je partage les configs, instructions et architectures que j'affine en continu pour faire de Claude un vrai copilote.
Une session ou un programme dédié, calibré sur tes outils et tes cas d'usage.
Et au quotidien, je partage un reel par jour sur Instagram : @quentin_iamarketing