La machine qui lit les news IA à ma place et en jette sept sur huit
Chaque matin à six heures, un serveur lit l'actualité IA, en rejette la quasi totalité, et me livre une capture cadrée, un script prêt pour le prompteur et une légende. Voici comment il est construit.
3 août 2026 · 8 min de lecture
Le vrai coût de la veille, ce n'est pas la lecture
Publier sur l'actualité IA demande de faire trois choses avant sept heures du matin : trouver ce qui est sorti, vérifier que c'est vrai, et décider si ça vaut la peine d'en parler. La troisième est celle qui tue.
Parce que la plupart des news IA sont inutilisables. Un data center à cinquante milliards, une levée de fonds, un papier de recherche. Impressionnant, et rien à en faire lundi matin.
Une machine de veille se juge sur ce qu'elle refuse de t'envoyer, pas sur ce qu'elle trouve.La mienne tourne depuis le 14 juillet. Vingt et un matins livrés, cent cinquante six stories rejetées, soit environ sept refus pour une gardée. Voilà comment elle est construite, étape par étape.
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La machine se réveille à six heures et demande une seule chose : ce qui est sorti dans les vingt quatre dernières heures sur l'IA.
Puis elle fait le geste qui coûte le plus cher à automatiser : elle ouvre l'article d'origine.
C'est la seule étape où elle a le droit d'être lente. Deux minutes de vérification valent mieux qu'une vidéo qui annonce comme neuf un truc sorti il y a dix jours.
Le filtre
C'est la pièce centrale, et celle que j'ai le plus réécrite.
Au début, la machine me livrait la plus grosse news du jour. Un matin elle m'a envoyé l'extension d'un data center à cinquante milliards de dollars. Techniquement, la plus grosse actualité IA de la journée. Et je n'avais strictement rien à en dire d'utile.
Elle fait donc passer chaque candidate par deux questions.
Deux non, la story meurt. Et elle meurt par écrit : la machine note ce qu'elle a écarté et pourquoi.
Sur vingt et un matins, elle a écarté cent cinquante six stories. Environ sept refus pour une gardée. Ce ratio n'est pas un effet de bord, c'est le produit.
La capture
La vidéo montre le titre de l'article en fond. Si le titre n'est pas lisible, le format entier ne sert à rien.
Trois versions ont été nécessaires.
La machine gère aussi seule les bandeaux de cookies, les barres de navigation collantes et les images qui se chargent en retard et décalent la mise en page. Et quand un site résiste, elle le voit, et elle va capturer ailleurs.
Le script
Le script part directement au prompteur, donc il doit être écrit pour une bouche, pas pour une page.
Et une étape que j'ai ajoutée en cours de route : après avoir écrit son brouillon, la machine se relit et se demande ce qui sonne artificiel dedans. Puis elle réécrit.
Un premier jet sonne toujours écrit. C'est la deuxième passe qui le rend parlé.Elle livre ensuite trois messages séparés, et cette séparation compte : la capture avec son contexte, le script seul et copiable, la légende seule et copiable. Rien à découper à la main à sept heures du matin.
Les garde-fous
Et le garde-fou qui coûte le plus cher : certains matins, elle ne trouve rien qui passe le test, et elle le dit au lieu de remplir le créneau avec du tiède.
Ce qui casse, parce que ça casse
Vingt et un runs se sont terminés proprement, deux ont échoué.
Le dernier échec date de ce matin. La news du jour touchait à la cybersécurité, et le modèle a refusé de traiter la demande. Le run s'est arrêté net, la livraison n'est pas partie à l'heure prévue.
C'est la nature de ces systèmes : ils dépendent de services extérieurs qui ont leurs propres règles, et ces règles changent sans prévenir. Ce qui compte n'est pas d'éviter la panne, c'est qu'elle soit visible. Un run qui échoue laisse une trace datée dans un journal, avec la raison exacte. Je sais en dix secondes ce qui s'est passé.
Par où commencer
Ne construis pas les cinq étapes d'un coup.
Fais d'abord tourner la recherche et la vérification de date, à la main, une fois. Tu découvres immédiatement combien d'articles annoncent une date qui n'est pas la bonne.
Ajoute ensuite le filtre, avec tes deux questions à toi. C'est la seule partie qui t'appartient vraiment : elle encode ce que ton audience peut utiliser. Personne ne peut l'écrire à ta place.
Mets le tout sur une horloge, sur une machine qui ne dort pas. Le reste, la capture et l'écriture, viendra après, quand tu sauras déjà que la sélection tient.
Et laisse la se taire les jours où il n'y a rien. C'est la fonctionnalité la plus difficile à s'autoriser, et c'est celle qui rend le reste crédible.
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Dans le Lab, je partage mes automatisations Claude et n8n, de l'idée au truc qui tourne tout seul pendant que tu dors.
Une session ou un programme dédié, calibré sur tes outils et tes cas d'usage.
Et au quotidien, je partage un reel par jour sur Instagram : @quentin_iamarketing